09.11.2009 | "Insulte#1"
"Insulte#1"
Broderie sur collant nylon, 2008, 50x20x8 cm env., présenté sur panneau blanc.
Exposé pour la première fois au Salon d'art d'Auzeville, "Insulte#1" est la première pièce de la série des insultes.
Depuis 2007 j'ai travaillé sur d'autres formes, conformément avec mon souhait de ne pas devenir doll maker (fabricante de poupées).
Voici un aperçu de ces nouveaux travaux.
Ces "Insultes" s’écrivent à la fois comme des coupures, et comme des cicatrices.
Ce sont des insultes que toute femme a pu subir, en refrain usant et dégradant. L’impossibilité de répondre leur confère un pouvoir de sape très fort sur le mental de la personne visée. Déposées en strates dans la mémoire, quels dégâts font-elles ?
Les blessures verbales taillent dans l’intime, et il est difficile de faire autre chose que de s’en plaindre, toujours en vain.
Parce que les insultes ne sont pas anecdotiques ces créations ne se « lisent » pas du premier coup d’œil*, au contraire, elles n’apparaissent qu’à ceux et celles qui acceptent de les envisager, de regarder ces blessures intimes en face.
Premiers feux d’une violence multipolaire, les insultes promettent d’autres violences, plus graves et plus spectaculaires.
*Le concept d’image à lecture lente a été mis au point par des typographes affichistes des années 70, les « Big Five » : Rick Griffin, Stanley Mouse et Alton Kelley, et surtout Wes Wilson et Victor Moscoso,
L’affiche psychédélique se pose comme l’envers du langage publicitaire. De petite dimension, elle appelle le regard par ses saturations chromatiques, puis impose un ralentissement de la lecture. Il faut détailler le contenu avant et afin d’en saisir le message.
Plus récemment, l’auteur-dessinateur suisse Alex Baladi (qui a participé à l’élaboration du concept de BD abstraite) travaille dans le sens d’un texte dessiné, animé de son sens propre. Alors autonome, le texte se passe d’illustration annexe.
Ces pièces sont lisibles ...
pour qui attend autre chose de l'art qu'un aspect décoratif,
pour qui veut voir et savoir,
et elles sont lisibles pour qui a un enthousiasme et une ferveur intactes en l'art.
Elles sont aussi plus simplement compréhensibles aux personnes
habituées au graffiti/graff, et à celles qui ont apprécié le graphisme
des années 70.
15:04 Publié dans Les Blessures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art textile, femmes, culture, toulouse art, insultes, sculpture, textile art, fiber art









